Pourquoi ce site ?

Il y a une vingtaine d'années, j'abordais la généalogie en néophyte, comme la plupart des débutants en la matière, je commençais par l'étude de mon patronyme et devenais membre d'un cercle de généalogie. Grâce aux bons conseils de la présidente j'arrivais très vite à la révolution. Ensuite la recherche des actes devint de plus en plus difficile. Le virus de la généalogie m'ayant atteint, je passais à l'étude du patronyme de mon épouse qui s'avéra encore plus difficile que pour le mien car je me trouvais confronté aux archives du Comté de Nice qui pour une grande partie sont en latin et pour une moindre en français. Face à la difficulté je commençais à me passionner pour le déchiffrage des actes paroissiaux et pour la généalogie en général. La présence de l'abbé Jean-Pierre PAPON dans l'une des branches de l'arbre généalogique de mon épouse fut pour moi une grande découverte.
Moi qui n'aimais pas l'histoire tel que me l'avait enseigné l'éducation nationale, en élaborant sa biographie, l'histoire m'a investi sans que je ne m'en rende compte. L'abbé Papon était Oratorien je ne connaissais rien de cette congrégation, j'ai donc recherché un livre récent sur le sujet, le seul livre encore édité, bien qu'il date de 1991, que j'ai trouvé est « L'Oratoire en France » de René BOUREAU aux éditions du CERF. Malheureusement il ne fit pas mon bonheur car l'auteur survole l'histoire de l'ancien Oratoire de France celui dont l'abbé Papon avait été membre. J'ai donc dû me tourner vers les livres anciens. A la bibliothèque municipale de ma ville j'ai pu consulter le Grand Dictionnaire Universel du XIX° siècle de Pierre Larousse, mais bien que le sujet soit bien traité, je n'étais toujours pas satisfait. Sur Internet, en consultant les sites de vente de livres anciens, j'ai eu la chance de trouver et d'acheter l'excellent livre de Michel Leherpeur « L'Oratoire de France ». Plus tard, sur un autre site, j'ai vraiment trouvé le livre que j'espérais, « L'Oratoire de France au XVII° et au XIX° » du Cardinal Adolphe Perraud. En lisant ces précieux livres, j'ai été subjuguer par le Cardinal Pierre de Bérulle et par son successeur, le Père Charles de Condren. En même temps, chez un brocanteur, j'ai trouvé « L'Histoire Générale de Provence » de l'abbé Papon, complète mais en mauvais état, heureusement le texte était lisible et pas une page ne manquait. Cet ouvrage monumental qui lui donna beaucoup de peines, d'ennuis et de dégoûts, fut beaucoup décrié en Provence, sa région, car même s'il naquit à Puget-Théniers dans le Comté de Nice, il était français. On ira jusqu'à le traiter d'étranger né à Nice. Mirabeau ne se privera pas de se moquer de lui en traitant son histoire de Provence d'histoire de plomb. La lecture du premier tome m'a fait prendre conscience que la région dont je suis natif n'était pas que le « paradis » de la bronzette, elle avait aussi un passé chargé d'histoire, notamment la période préromaine avec le mythe d'Hercule, l'arrivée des Phocéens, la légende de Gyptis et Protis, la création de Massalia (Marseille) et de ses comptoirs, enfin les terribles confédérations ligures et celto-ligures (mesclun de ligures, celtes ou/et gaulois) qui ont fait trembler Marseille et dans une moindre mesure Rome. Dans ce premier tome l'abbé Papon décrit très bien les Liguriens-Chevelus (Ligures-Capillati). Il nous explique que l'on trouve le nom de ces différents peuples dans l'inscription du trophée d'Auguste à la Turbie, entre Nice et Monaco.
La lecture intégrale de l'Histoire Générale de Provence aura eu le mérite de me réconcilier avec l'histoire même si elle se limite à la Provence. Le même effet se produira après la lecture des autres œuvres de l'abbé Papon. Sans la généalogie je n'aurai jamais découvert cet homme admirable pour lequel je ne pouvais pas faire moins que de lui créer un site afin de lui rendre hommage et de le faire connaître par le plus grand nombre de personnes.



Gérald GIBERT






Dernière modification le 13 avril 2015