PRÉFACE DU TOME QUATRIÈME

( DE L'HISTOIRE GÉNÉRALE DE PROVENCE )

P R É F A C E.

Nous ne parlerons pas des événements contenus dans ce quatrième et dernier volume de notre ouvrage: ils ont à peu près tout l'intérêt que peut avoir l'histoire d'un Peuple, qui, par la vivacité de son caractère, anime la scène sur laquelle ses passions ou les circonstances le forcent de paraître. Si cette vivacité l'a souvent fait sortir des bornes de la modération, lorsqu’il a combattu pour la Religion ou pour les Privilèges de la Province, elle a merveilleusement servi son zèle et son patriotisme, toutes les fois qu'il a fallu défendre le Pays contre les entreprises des Puissances étrangères. Le connétable de Bourbon et Charles-Quint virent échouer leurs entreprise sur la Provence, par les obstacles toujours renaissants que leur opposèrent les habitants. Philippe II, Roi d'Espagne, et le Duc de Savoie, ne furent pas plus heureux quand ils voulurent arracher cette Province à la France. Ils eurent à combattre, malgré les divisions intestines, un patriotisme qui triompha de leur politique et du courage de leurs soldats.
Il eut été à souhaiter que cette ardeur de caractère, qui fait faire de grandes choses, quand elle est réglée par la prudence et animée par l'amour du bien public, eut moins éclaté dans les guerres de Religion: mais que ne doit-on pas craindre du fanatisme, lorsqu'il échauffe des tempéraments d'une certaine trempe ? Le crime est commis avec un emportement qui fait frémir. L'horreur qu'il inspire n'est point adoucie par l'image des vertus qu'on découvre dans quelques âmes privilégiées, ni par le souvenir des belles actions que la Nation a faites dans des circonstances plus heureuses.
Après la Religion et leur Pays, ce que les Provençaux ont défendu avec le plus de courage, ce sont leurs privilèges. Les Gouverneurs qui ont cherché à les affaiblir; les Ministres qui ont essayé de les détruire, ont éprouvé combien il est dangereux de porter atteinte à des franchises, qui, dans une Nation libre, font aimer la Patrie et respecter le Souverain. Les dissensions que ces entreprises ont fait naître, ne sont pas le morceau le moins intéressant de notre Histoire: elles font éclater dans le caractère une énergie que des moeurs nouvelles ont affaiblie, et dont l’État tire les plus grands avantages, quand elle est dirigée vers le bien public.
Il est rare que l'histoire des dissensions civiles ou religieuses soit traitée par les Auteurs contemporains, avec l'impartialité qui la rend estimable. Les Mémoires que nous avons de ces temps-là ont presque tous été faits par des hommes, qui, jouant un rôle principal dans un parti, on porté des jugements altérés par l'ignorance, la haine ou la jalousie: on peut dire que le flambeau de l'Histoire ne brille que faiblement dans leurs mains, à travers les nuages que les passions ont élevés. Si l'on peut découvrir la vérité, c'est non seulement en comparant ensemble les témoignages de ces Auteurs; mais en les rapprochant des Monuments public dans lesquels les faits ont été consignés par le suffrage unanime des Citoyens, ou par le Corps entier de la Magistrature.
Nous avons en Provence de ces Monuments qui sont, pour la critique, une espèce de feu sacré, auquel elle purifie la vérité altérée par le mensonge. Ce sont les Registres des États, ceux du Parlement et les Lettres Royaux, dépôts précieux où se trouvent les principaux faits de notre Histoire, auxquels viennent naturellement se joindre et ceux qui y ont quelque rapport, et les circonstances qu'on lit dans les Mémoires du temps. Afin qu'on puisse juger du degré de confiance qu'on doit accorder à notre Ouvrage, nous allons faire connaître les sources dans lesquelles nous avons puisé. Nous ne parlerons pas des Auteurs imprimés; en les citant à la marge, quand nous invoquons leur témoignage, nous sommes dispensés de les nommer ici, parce qu'ils sont connus. Ainsi nous nous contenterons de donner la liste des manuscrits que nous avons consultés, et qui ont été presque tous ignorés de nos Prédécesseurs. Ces manuscrits sont les Mémoires,

  1. D'Antoine-Honoré de Castellane, Seigneur de Bezaudun, contenant tout ce qui s'est passé de plus remarquable en Provence depuis l'année 1589 jusqu'au 30 Mars 1592.

  2. De Gaspard de Forbin, Seigneur de Souliers et de Saint Canat, depuis le mois de Mai 1588 jusqu'en 1596.

  3. Deux portefeuilles de pièces détachées, relatives aux troubles de la Ligue, surtout dans la Ville d'Arles.

  4. L'Histoire des Troubles arrivés dans la même Ville, depuis l'an 1588 jusqu'en 1596, par M. Antoine de Chiavari.

  5. Mémoires d'Antoine de Puget, Seigneur de Saint-Marc, depuis 1562 jusqu'en 1598. Les mêmes se trouvent dans les manuscrits de Dupui, n° 655.

  6. De du Bourg, 1578-1688.
  7. De Caïus du Viraïl, 1585, 1596. Il sont presque entièrement imprimés dans l'Histoire des Troubles, par Louvet.

  8. L'Histoire journalière d'Honoré de Valbelle, en Provençal 1423, 1540.
  9. Deux Recueils de Pièces pour les Troubles de la Fronde.
  10. Divers Mémoires de Jacques de l'Estang, 1629, 1674.
  11. De J. de Sabathier, 1650, 1658 et 1672, 1680.
  12. De Robert de Briançon, 1669, 1696.
  13. D'Antoine de Valbelle, contenant tout ce qui s'est passé à Marseille depuis l'an 1639 jusqu'en 1653: ce Gentilhomme, étant à la tête du parti opposé au Comte d'Alais, n'a point écrit ses Mémoires sans prétentions; mais ils contiennent des détails curieux pour l'histoire de cette Ville, et pour celle de Provence en général.

Tous ces Mémoires nous ont été communiqués par M. de Nicolaï, d'Arles, de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Nous avons déjà eu occasion de rendre justice à ses lumières et à sa politesse.
Les suivants se trouvent à Aix dans le Cabinet de M. le Président de Saint-Vincent; ils nous ont été infiniment utiles, et la Notice que nous allons donner a été faite par M. le Président de Noyers, son fils, qui, au commencement de sa carrière, jouit d'une considération qu'on acquiert ordinairement qu'après de longs services.

  1. Histoire manuscrite du Parlement de Provence, par M. Esmivivi de Moissac, Conseiller, contenant tout ce qui est passé depuis l'établissement de cette Cour en 1502, jusqu'à la mort de Louis XIV. On doit aux soins et au zèle du même Magistrat les Ouvrages suivants que nous avons lus aussi.

  2. 1°. Le Cérémonial du Parlement. 2°. L'Histoire des contestations que le Parlement a eues avec plusieurs Corps de la Province. 3°. Une Analyse des Mercuriales. On trouve une copie de cet Ouvrage dans le Cabinet de M. le Marquis de Galliffet, à Paris.

  3. Analyse raisonnée des Délibérations du Parlement, depuis 1548 jusqu'en 1720. Elle a été faite par M. de Thomassin-Mazaugues, Conseiller au Parlement, et par son fils, Président aux Enquêtes; l'un et l'autre estimés par leur savoir, et par leur zèle pour les Lettres.

  4. Un manuscrit de Peyresc, contenant tout ce qui s'est passé en Provence durant les troubles de la Ligue. Ce Recueil a été fait d'après les Lettres et les Mémoires consignés au Greffe du Parlement, qui avait alors le Gouvernement de la Province: ces deux derniers manuscrits sont au pouvoir de M. de Trimond, héritier de M. de Mazaugues.

  5. Mémoires de MM. de Forbin, Marquis de la Roque, père et fils, Présidents à Mortier, hommes de mérite et de beaucoup d'esprit, qui ont joué les principaux rôles dans les Troubles du Sémestre et du Sabre [1], et qui ont souvent été députés en Cour par leur Compagnie. Le premier mourut à Paris, en 1650, et l'autre à Aix, en 1696. Leurs Mémoires contiennent ce qui s'est passé de plus intéressant depuis 1640 jusqu'en 1674.

  6. Histoires des Troubles arrivés à Marseille au sujet de l’Élection Consulaire, pendant les années 1658, 59 et 60. C'est un morceau où l'on voit l'origine et les progrès des mouvements qui furent cause que Louis XIV vint dans cette Ville, et lui ôta une partie de ses privilèges. Il y a plusieurs feuilles de ce manuscrit imprimées, et il en manque plusieurs pages. Nous les croyons du Président la Roque, le fils, qui nous a laissé quelques morceaux curieux sur les principaux événements dont il fut témoin. M. de Nicolaï, et M. le Marquis de Méjanes en ont des copies.

  7. Abrégé de l'Histoire du parlement de Provence, depuis son établissement jusqu'à la mort d'Henri de Forbin d'Oppède, Premier Président, arrivé en 1671, par Dominique de Guidi, Conseiller en cette Cour. Ce Magistrat qui avait travaillé avec le Président d'Oppède à fixer les limites du Comtat et de la Provence, fut commis avec M. Rouillé, pour établir l'ordre dans le pays, et faire des Règlements sur la municipalité et le commerce de Marseille. Il est mort en 1679.

  8. Mémoires de Jacques Gaufridi, Président aux Requêtes, et ensuite au Sémestre. C'est une Histoire fort bien détaillée des Troubles qu'excitèrent en Provence l'établissement de la Chambre des Requêtes, celui du Sémestre, et le Gouvernement du Comte d'Alais. Ce Magistrat y joua le principal rôle, étant l’âme et le conseil du parti du Gouverneur: aussi ses Mémoires, quoique bien faits d'ailleurs, ne sont pas exempts de partialité. Il mourut dans la retraite, près des Chartreux d'Aix, en 1686.

  9. Mémoires sur la Vie des Comtes de Carces, écrits par un de leurs Secrétaires. Il commencent aux Troubles de la Ligue, et finissent à la mort du dernier Comte de Carces, en 1657.

  10. Analyse raisonnée des Édits, Déclarations, Ordonnances, Lettres-Patentes enregistrées au Parlement, suivant l'ordre observé dans le Registre des Lettres Royaux, par MM. l'Abbé de Monvallon et Pazeri-Thorame, Conseillers en la Cour.

  11. Registres des Délibérations du Parlement, depuis l'an 1575 jusqu'à nos jours.

  12. Recueil de plusieurs Pièces concernant l'affaire de Cabrieres et de Mérindol; parmi lesquelles se trouve le Procès-verbal, en original, de cette expédition. Il a été découvert en 1784, au Château de la Garde.

  13. Le Plaidoyer de l'Avocat Robert, pour le Président d'Oppède: c'est un morceau intéressant par le jour qu'il répand sur cette affaire; mais il n'est pas entier.

  14. Recueil de plusieurs Pièces manuscrites et imprimées concernant les Troubles du Sémestre, depuis 1648 jusqu’en 1653. On y a joint la plupart des pamphlets et Pièces fugitives qui parurent dans ces temps-là.

  15. Délibérations de la Chambre du Parlement établie à Pertuis pendant la Peste de 1629.

  16. Mémoires manuscrits d'Honoré d'Agut, Conseiller au Parlement. Ce Magistrat décrit avec beaucoup de détails les Troubles de la Ligue, et surtout la manière dont la ville d'Aix rentra sous l'obéissance d'Henri IV. Ces Mémoires finissent à l'établissement de la Chambre des Requêtes, en 1641.

  17. Mémoires du Président de Grimaldi Regusse, écrits par lui-même dans sa terre de Regusse, en 1665, contenant les événements qui se sont passés en Provence, depuis 1631 jusqu'en 1664. L'Auteur laisse souvent percer son humeur contre le Président d'Oppède, avec lequel il était brouillé. Il y a une copie de ces Mémoires dans le Cabinet de M. de Nicolaï, et l'autre dans celui de M. l'Abbé Bonnemant, à Arles.

  18. Mémoires de Nicolas de Bauffet, contenant une Relation fort détaillée et fort bien faite de tout ce qui s'est passé à Marseille sous le Gouvernement despotique de Charles Cazaulx et de Louis Daix, depuis l'an 1591 jusqu'en 1596, que la Ville se soumit à Henri IV. Nicolas de Bauffet, contribua beaucoup à la faire passer sous la domination de ce Prince. L'Original de ces Mémoires est à la Bibliothèque du Roi.

  19. Histoire du Gouvernement du Comte d'Alais, par de Haitze. Elle comprend les temps orageux qui troublèrent le Gouvernement du Comte d'Alais, depuis l'an 1637 jusqu'en 1652. L'Auteur dit avoir écrit cette Histoire pour M. de Colbert, qui la lui avait demandée; mais il est souvent partial, n'ayant pu se défendre des impressions que lui avaient données, son père Gentilhomme du Comte, et sa mère, soeur du Président Gaufridi, lequel était, comme nous l'avons dit, l’âme du parti du Gouverneur.

  20. Histoire des Troubles du Sémestre, etc. depuis l'an 1638 jusqu'en 1659, que Louis XIV arriva en Provence. L'Auteur, que nous croyons être le Président Gaufridi, est fort partial: mais il donne aux faits un développement qui rend son Ouvrage intéressant.
    Ces deux manuscrits nous ont été communiqués par M. du Breuil, Avocat au Parlement.

  21. Mémoires de Gaspard Alpheran, Citoyen d'Aix. Cet Auteur commence son Histoire au Déluge, et la finit en 1601: il ne peut servir que pour les événements dont il a été témoin sous les règnes d'Henri III et d'Henri IV. Ces Mémoires se trouvent parmi les manuscrits de Dupui, n° 655.

  22. Lettres de M. le Maréchal de Tessé au Roi et M. de Chamillard. M. de Tessé y rend compte de la conduite et des mouvements de Victor-Amedée et du Prince Eugène, depuis leur entrée en Provence au mois de Juillet 1707, jusqu'à leur retour en Piémont. Elles contiennent par conséquent des choses fort curieuses sur cette Campagne, et particulièrement sur le Siège de Toulon. Nous devons à l'honnêteté de M. le Comte de Tessé, le plaisir que nous avons eu de les lire, et d'en tirer des détails propres à répandre un nouveau jour sur cette partie de notre Ouvrage.

  23. Journal Historique de ce qui s'est passé à Toulon durant le siège de cette ville en 1707, par M. Ferrand, qui été alors Consul: l'original est aux Archives de Toulon.

  24. Délibérations des États de Provence. Nous ne parlons ici que de celles qui sont restées manuscrites. Elles sont aux Archives de la Province, à Aix. Les premières qu'on ait fait imprimer sont de l'an 1610.

  25. Plusieurs manuscrits de la Bibliothèque du Roi, parmi ceux de Dupui. Le défaut de la plupart de ces manuscrits, c'est que les choses qui regardent la même Province, se trouvent rassemblées avec d'autres qui n'y ont aucun rapport: de manière qu'il faut parcourir vingt volumes pour lire ce qui aurait pu être rassemblé dans cinq ou six [2].

Tels sont les manuscrits d'où nous avons tiré presque tous les matériaux de ce dernier Volume. L'Histoire en est devenue plus exacte et plus riche, puisqu'elle contient une infinité de faits, qui avaient échappé à nos prédécesseurs; les autres sont mis dans un nouveau jour. C'est en remontant aux originaux, qu'on donne à l'Histoire le premier de tous les mérites, qui est celui de l'exactitude. Cette voie est longue, difficile, pénible: mais comment se dispenser de la suivre, quand on s'adonne à un travail tel que le nôtre ? Ce serait ici le lieu de parler des dispositions, et surtout du courage qu'il faut y apporter, pour vaincre les difficultés, et notamment les dégoûts que mille causes secrètes font naître sous les pas d'un Historien de Province: mais nos réflexions ne serviraient peut-être qu'à dégoûter ceux qui voudraient entrer dans la même carrière. Arrivée à la fin de la nôtre, nous ne jetons les yeux sur le passé, que pour les arrêter sur les encouragements que nous avons reçus.
Nous n'oublierons jamais l'intérêt constant et soutenu que nous a témoigné M. le Maréchal Prince de Beauvau, Gouverneur de Provence. La manière dont il encourage les travaux utiles, fait désirer que les talents aient toujours des Protecteurs qui lui ressemblent; car on trouve à se louer tout à la fois de la bonté de son coeur, de la finesse de son goût, et de la noblesse de ses procédés.
Il nous reste à faire un aveu en finissant. C'est que nous croyons avoir concilié la plus scrupuleuse exactitude avec le désir que nous avions de faire connaître les Familles, qui ont bien mérité de la Patrie. Cependant nous n'en disons pas tout ce qui pourrait les flatter. Parce que, souvent reléguées dans leurs terres, elles ont paru rarement sur le théâtre où l'Histoire choisit les faits et les personnages: tout ce que nous pouvions nous permettre, c'était d'entrer, comme nous avons fait, dans des détails qu'un goût sévère aurait peut-être retranchés, pour rendre le récit plus rapide et plus soutenu: mais notre Ouvrage aurait eu un intérêt de moins pour la Provence, et pour les personnes curieuses de connaître la Noblesse du Pays.
Au reste, c'est ici la partie de notre Histoire que nous cherchons le moins à faire valoir. Si elle nous a donné de la peine, à cause des manuscrits et des pièces originales qu'il a fallu lire, nous en sommes amplement dédommagés, par le plaisir que nous avons eu de relever le lustre des anciennes Familles. Il n'en est pas de même des autres recherches: il faut s'être longtemps adonné à ce genre de travail, pour juger des sacrifices sans nombre qu'il exige. Cependant quelque considérables qu'ils soient, un Auteur ne regrette pas de les avoir faits, quand il les voit appréciés, comme ils doivent l'être, par la Province qui les a demandés. Comment ne le seraient-ils pas lorsque des vues utiles, une façon de penser noble et sage, telles que nous les avons reconnues dans M. le Marquis d'Autric, règlent l'esprit de l'Administration; et que Messieurs ses Collègues, Procureurs du Pays, animés, comme lui, de l'amour de la justice et du bien public, concourent au même but [3]. Les avantages qui naissent d'une Histoire Nationale, quand elle est traitée dans toute son étendue, sont lents à la vérité, mais infaillibles. Les Villes sont éclairées sur leurs privilèges; l'Administration sur ses prérogatives; la Noblesse sur son origine et son éclat; le Peuple sur ses ressources; et tous les Citoyens sur les succès qu'ils peuvent se promettre, quand ils voient que dans les Lettres, dans les Armes et dans les différents genres d'Industrie, leurs ancêtres ont égalé, et quelquefois surpassé les Nations célèbres. Delà résulte la considération chez l’Étranger, et dans le Pays, cette opinion de soi-même, qui, bien dirigée, élève l’âme, nourrit le patriotisme et anime les talents.


Notes:
[1] : Les Troubles du Sabre, furent ainsi nommés, parce que Henri de Puget, Baron de Saint-Marc, qui était Chef d'un Parti, portait un sabre au lieu d'épée, et qu'il disait, quand quelqu'un lui résistait, je le sabrerai et le mettrai à la raison.  Retour au texte

[2] :Nous avions fait également la note des manuscrits de la Bibliothèque de Carpentras; mais au moment où nous comptions en faire usage, nous ne l'avons pas retrouvée. Nous observerons seulement que ces manuscrits ne nous ont été d'aucune utilité, ne contenant que des choses, qui nous étaient déjà connues, ou qui ne méritaient pas notre confiance, n'ayant pas l’authenticité que l'Histoire demande.  Retour au texte

[3] : M. Louis-Augustin, Marquis d'Autric, Seigneur de Baumettes, Villevieille, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, ancien Officier aux Gardes-Françaises.
M. Joseph Dubreuil, Avocat au Parlement.
M. Augustin-François de l'Evêque.
M. Pierre Mollet de Barbelle, Ecuyer.
Consuls et Assesseur d'Aix, Procureurs des Gens des trois États du Pays de Provence.  Retour au texte


Dernière modification le 4 avril 2005.